« On ne les voit pas toujours.
Ils ne sont pas là pour être beaux.
Ils ne sont pas là pour qu’on les remarque.
Ils tiennent. En silence.
Dans toutes les maisons, il y a des murs qu’on ne touche pas.
Pas parce qu’ils sont fragiles.
Mais parce qu’ils sont essentiels.
On peut repeindre les autres. Les déplacer. Les casser parfois.
Mais pas ceux-là.
Ils prennent tout.
Le poids.
Les fissures.
Les secousses.
Et ils restent.
Dans une vie, il y a des gens comme ça.
Pas forcément ceux avec qui on parle le plus.
Pas ceux avec qui on rit le plus fort.
Mais ceux qui sont là.
Toujours.
Même quand on s’éloigne.
Même quand on se tait.
On peut passer des années sans vraiment se dire les choses.
Et pourtant, savoir.
Savoir que si tout tombe, on peut revenir.
S’appuyer.
Respirer.
Un frère, parfois, c’est ça.
Un mur porteur.
On ne le dit pas.
Parce que ce n’est pas dans les codes.
Parce que ce n’est pas nécessaire.
Et pourtant…
Ça tient toute la maison. »
