S’approprier une anaphore, sur un théme plusieurs fois utilisé.
Faire l’amour, ça commence le matin, dans ce premier regard, ce sourire qui dit “je te vois”, cette main posée pour dire « je suis là ».
Faire l’amour, c’est se lever en premier et préparer un plateau, comme une surprise spontanée, et y glisser de la tendresse, en ouvrant la porte de la chambre aux chats pour un câlin.
Faire l’amour, c’est se frôler en se préparant, échanger un regard, ou poser un baiser juste pour le plaisir, sans attendre en retour.
C’est prendre le temps d’être deux avant d’affronter le monde.
Faire l’amour, c’est t’accompagner du regard le matin, te souhaiter une belle journée. C’est un signe de la main, un sourire, un mot tendre.
Faire l’amour, c’est s’envoyer un message pour se remercier du déjeuner préparé, se dire qu’on s’aime, prendre des nouvelles, demander à quelle heure on rentre.
Faire l’amour, c’est prévoir un voyage, partir découvrir des beaux endroits, partager des moments ensemble, créer des souvenirs.
Faire l’amour, c’est écrire sur toi pour ex-primer mes sentiments, mes émotions, mon admiration.
Faire l’amour, c’est parfois accorder à l’autre la liberté de vivre, sans attachement excessif, laisser l’autre respirer, être ailleurs, et continuer à l’aimer sans serrer.
Parce qu’aimer, ce n’est pas posséder, c’est permettre, autoriser l’autre à être lui même.
Faire l’amour, c’est rentrer et s’occuper du quotidien pour l’autre, partager le repas, parler des enfants, se blottir sur le canapé, capter un silence, ces moments d’intimité.
C’est aussi, rire, parler, partager, découvrir, se confronter et se réconcilier.
Et aussi, faire l’amour, c’est aussi faire l’amour, tout simplement comme un dessert qui arrive à la fin d’un repas délicieux.
J’ai compris un jour que je ne voulais pas que le dessert.
Je veux le repas entier, les sourires, les silences, les contrariétés, tenir ta main et enfin comprendre tout ce qui fait qu’à deux, on savoure la vie mieux que tout seul.
