Soudain, j’entends sur l’album « Éphémère »,
ces mots : « des images sous mes paupières »*,
Tout de suite, je les ferme, je souris et j’attends,
je vois défiler vos vies, vos plus belles années,
Celles de l’innocence, des débuts d’une maman,
Bien sûr, je sens mon émotion, la tendresse monter.
Ces instants de câlins complices,
Ces moments d’amour propices.
J’aimerai savoir écrire aussi bien qu’eux,
Décrire avec précision ces minutes, ces heures,
Votre jeunesse, ces moments heureux,
Ces temps passés avec vous, ces petits bonheurs.
Flashback sur un début de vie sans soucis,
1ere école, 1eres copines, la vie à Paris.
Me vient évidemment vos discussions sans fin …
Je nous revois, dans votre chambre, 15 ans en arrière,
dans vos spectacles , vos tours de magiciens,
Vous étiez belles, vous étiez pures … un papa fier
C’est en vous regardant manger, dormir ou rire,
Qu’on se promet des choses, tout, sans se le dire.
On se promet d’essayer d’être le papa parfait
On rêve de devenir le conseiller, le confident,
le mot « boomer » n’existait pas dans ces années
On n’avait pas encore défini le « papa gênant ».
Mes filles, je vous aime plus que ma vie,
L’amour ne se divise pas , il se multiplie,
Alors dans ce moment où nos vies se séparent,
C’est sûr, on s’aimera encore plus, on s’aimera encore mieux
Au moment, ou chacun fait sa vie, se construit ou se répare
Sous mes paupières, votre vie, vos joies, votre futur heureux.
Je souris, je suis bien parce que je vous vois,
Tant que ça durera, vous ferez de moi un roi.
* « Sous mes paupières », Chanson de Ben Mazué, Gaël Faye et Grand Corps Malade
